Le Togo prépare la mise en place d’une plateforme nationale destinée à améliorer le suivi des paysages forestiers et des actions de restauration des terres dégradées. En cours de préparation à l’issue d’un atelier tenu du 6 au 8 octobre à Atakpamé, cet outil doit permettre de centraliser les données, d’évaluer les progrès réalisés sur le terrain et de mieux orienter les interventions.
Le futur dispositif devra centraliser les données recueillies par les différents acteurs du secteur forestier et harmoniser les méthodes de collecte ainsi que les indicateurs utilisés. Cette démarche vise à faciliter l’exploitation des informations disponibles et à garantir leur comparabilité à l’échelle nationale, afin de disposer d’une meilleure connaissance de l’état des paysages forestiers.
Les données collectées permettront notamment d’identifier les zones affectées par la dégradation des sols, la fragmentation des forêts et l’érosion. Elles serviront également à évaluer les résultats des opérations de restauration, à travers le suivi des superficies concernées, de la reprise des plants et de l’évolution de la couverture végétale.
La mise en place de cette plateforme doit fournir aux acteurs publics et aux partenaires techniques des données fiables pour mieux orienter les interventions, apprécier leurs effets et identifier les zones où les besoins en restauration demeurent importants. Elle devrait ainsi contribuer à une planification plus efficace des actions en faveur de la gestion durable des ressources forestières.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre des engagements du Togo au titre de l’initiative africaine AFR100, par laquelle le pays ambitionne de restaurer 1,4 million d’hectares de terres dégradées à l’horizon 2030. La disponibilité d’informations précises et régulièrement actualisées constitue, à cet égard, un levier pour mesurer les progrès accomplis vers cet objectif.
Pour le chargé de bureau de la FAO au Togo, Djiwa Oyétoundé, cette démarche contribue aux efforts nationaux en faveur de la gestion durable des ressources naturelles, de la conservation de la biodiversité et de l’adaptation aux changements climatiques. La plateforme devrait ainsi permettre de mieux documenter l’état des paysages forestiers et d’assurer un suivi plus rigoureux des engagements du pays en matière de restauration. FIN
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