Discrets mais omniprésents sur le terrain, les écogardes sont en première ligne pour protéger les forêts, les parcs, les réserves et les autres aires protégées du Togo.
Chaque jour, ces agents sillonnent des espaces parfois difficiles d’accès pour lutter contre le braconnage, les feux de brousse, la déforestation et toutes les menaces qui pèsent sur la biodiversité nationale.
Leur travail ne se limite pas à la surveillance mais par contre, ils retirent les pièges posés par les braconniers, participent à la lutte contre les espèces invasives, sensibilisent les populations riveraines à la préservation de l’environnement et collectent des données utiles au suivi de la faune et de la flore.
La mission de ces agents s’articule autour de trois axes : protéger la faune, préserver la flore et contribuer à la science, afin d’assurer une gestion durable des ressources naturelles.
Sur le terrain, les défis sont nombreux pour ces écogardes qui interviennent sur de vastes territoires, souvent dans des conditions difficiles. Ils doivent également composer avec les pressions exercées sur les ressources naturelles par certaines communautés qui, confrontées à des réalités économiques, en dépendent pour leur subsistance. Malgré ces contraintes, ils poursuivent leur mission avec détermination.
Au Togo, où les questions environnementales occupent une place grandissante dans les politiques publiques, leur rôle devient de plus en plus stratégique. À travers le ministère de l’Environnement, des Ressources forestières, de la Protection côtière et du Changement climatique, ainsi que ses structures opérationnelles, notamment le programme PALCC+/INCLURE et l’Office national des aires protégées (ONAP), plusieurs actions sont menées pour renforcer leurs capacités et améliorer leurs conditions d’intervention.
Les écogardes s’imposent ainsi comme des acteurs essentiels de la gouvernance environnementale et de la lutte contre les effets du changement climatique.
Célébrée chaque 31 juillet, la Journée internationale des écogardes est l’occasion de saluer le travail de ces hommes et femmes qui consacrent leur quotidien à la protection du patrimoine naturel.
Cette commémoration vise également à sensibiliser les populations à l’importance de préserver la biodiversité et à rappeler que cette responsabilité incombe à tous.
Pour le directeur général de l’ONAP, les écogardes jouent un rôle déterminant dans l’avenir écologique du pays.
«Bien plus que de simples agents de terrain, les écogardes sont les architectes d’un Togo résilient, les pionniers d’un équilibre renoué entre l’homme et la nature. Leur engagement est le rempart de notre avenir commun ; les honorer, c’est semer aujourd’hui les racines d’une nation plus verte, plus forte et durable», souligne-t-il.
Par leur engagement quotidien, souvent au prix de nombreux sacrifices, les écogardes rappellent que la biodiversité constitue un patrimoine précieux qu’il faut protéger. Face aux défis climatiques et aux pressions croissantes sur les écosystèmes, leur action contribue à préserver les richesses naturelles du Togo et à préparer un avenir plus durable pour les générations futures. FIN
Bernadette AYIBE





