Face aux pressions humaines sur les espaces naturels, les autorités togolaises intensifient la sensibilisation pour préserver la biodiversité et encourager le départ volontaire des occupants illégaux.
Les aires protégées jouent un rôle clé dans la préservation de l’environnement au Togo. Classées domaines de l’État, elles abritent forêts, faune et ressources naturelles indispensables à l’équilibre écologique et au développement durable.
Pourtant, ces espaces sont de plus en plus menacés par des occupations et des exploitations illégales. La législation togolaise est pourtant claire. La loi n° 2008-009 du 19 juin 2008 portant code forestier, ainsi que la loi n° 2015-10 du 24 novembre 2015 portant code pénal, interdisent toute activité non autorisée dans ces zones. Couper du bois, chasser ou s’y installer sans permission expose les contrevenants à des sanctions.
Dans ce contexte, le ministère chargé de l’Environnement a lancé, depuis début avril 2026, une vaste campagne d’information et de sensibilisation dans les régions de la Kara et des Savanes. L’initiative cible notamment le complexe d’aires protégées Oti-Kéran-Mandouri, l’un des plus importants du pays.
Objectif : expliquer aux populations les enjeux liés à la protection de ces espaces et encourager un changement de comportement. Les autorités privilégient une approche participative, basée sur le dialogue entre communautés, autorités locales, services techniques et organisations de la société civile.
Le gouvernement mise ainsi sur le départ volontaire des occupants installés illégalement, sans recours à la contrainte. Une démarche qui se veut apaisée, afin de trouver des solutions durables et acceptées par tous.
Au-delà des actions de l’État, la protection de l’environnement est présentée comme une responsabilité collective. Citoyens, autorités locales, médias et forces de sécurité sont appelés à s’impliquer davantage.
Car préserver les forêts, les sols, l’eau et la faune, c’est aussi protéger la santé des populations, soutenir l’agriculture et garantir un avenir durable. La biodiversité reste, à ce titre, une richesse nationale à sauvegarder pour les générations futures. FIN
Bernadette AYIBE





