À l’occasion de la Journée nationale de l’arbre, célébrée chaque 1er juin depuis 1977, le gouvernement togolais a lancé, le lundi 1er juin 2026, la campagne nationale de reboisement au centre d’enfouissement technique d’Aképé, une localité située à environ 15 km au nord de Lomé. L’objectif est de planter 16,8 millions d’arbres sur une superficie de 11 250 hectares d’ici la fin de l’année.
En clair, le Togo ambitionne de planter un milliard d’arbres d’ici 2030 afin de porter la couverture forestière à 26 % du territoire national.
Dans une interview accordée à Agro Climatique, Dr Oyétoundé Djiwa, chargé de programme à la FAO-Togo, revient sur l’engagement de l’organisation aux côtés des autorités togolaises dans la restauration des paysages forestiers et l’amélioration du couvert végétal. Il souligne également l’importance de la mobilisation de tous les acteurs pour atteindre cet objectif national.
Agro Climatique : Quel est le sens de cette journée pour la FAO ?
Dr Oyétoundé Djiwa : Cette journée revêt une importance particulière pour la FAO. Le 1er juin est une journée d’appel à l’action et de mobilisation en faveur du reboisement au Togo. En tant qu’organisation chargée d’accompagner les États dans le développement des systèmes agroalimentaires, nous accordons une place essentielle à la gestion durable des ressources naturelles, y compris la sylviculture et la préservation des forêts.
Quel regard portez-vous sur l’ambition du Togo de renforcer son couvert végétal ?
Le Togo s’est fixé un objectif ambitieux : planter un milliard d’arbres d’ici 2030 et améliorer durablement son couvert végétal. Pour nous, la Journée de l’arbre ne doit pas être un événement ponctuel. Elle marque le début d’une dynamique qui doit se poursuivre tout au long de la saison de reboisement. La FAO, aux côtés de l’ensemble du système des Nations Unies, accompagne le gouvernement dans la réalisation de cette ambition.
Concrètement, comment la FAO soutient-elle cet effort de reboisement ?
La FAO intervient à travers plusieurs initiatives de restauration des paysages forestiers. Récemment, nous avons lancé un appel à manifestation d’intérêt destiné à différents acteurs, notamment les ONG, les organisations communautaires et les comités de développement. L’objectif est d’identifier et de soutenir les meilleures propositions capables de contribuer efficacement à la politique nationale de reboisement.
Quelles sont les prochaines étapes de cette initiative ?
Nous espérons finaliser la sélection des projets au cours des prochains mois. Dans le cadre de cette action, la FAO dispose d’une enveloppe d’environ 500 millions de francs CFA destinée à financer des activités de restauration des paysages forestiers dans la zone du Plateau Ouest.
Quel impact attendez-vous de ce projet ?
Le Plateau-Ouest est historiquement une importante zone forestière du Togo. À travers cette initiative menée en collaboration avec le ministère de l’Environnement, nous souhaitons contribuer à la restauration de ces écosystèmes et renforcer les efforts nationaux de préservation des ressources naturelles. C’est notre contribution à la lutte contre la dégradation des terres et à la promotion d’un développement durable au bénéfice des communautés locales. FIN
Propos recueillis par Bernadette AYIBE





