Les députés ont définitivement adopté, vendredi 26 juin 2026 à Lomé, deux projets de loi autorisant l’adhésion du pays à des conventions internationales destinées à prévenir et à mieux gérer les pollutions marines.
Le vote, intervenu après la navette parlementaire achevée en mai dernier, s’est déroulé en séance plénière en présence du ministre délégué chargé de l’Économie maritime, Edem Kokou Tengue.
Les textes concernent la Convention internationale de 1992 portant création du Fonds international d’indemnisation pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures (FIPOL) et le Protocole de 2000 sur la coopération contre les événements de pollution impliquant des substances nocives et potentiellement dangereuses (OPRC-HNS 2000).
Grâce à ces deux instruments, le Togo renforce son dispositif juridique et financier pour prévenir et mieux gérer les risques de pollution en mer. Elles permettront notamment de mieux protéger le littoral contre les déversements d’hydrocarbures et de substances chimiques dangereuses, dans un contexte marqué notamment par l’intensification du trafic maritime dans le golfe de Guinée et l’augmentation des risques environnementaux liés au transport de ces produits.
« Cette adoption étant désormais définitive, le gouvernement procédera, sans délai, aux diligences qui en découlent : le dépôt des instruments de ratification auprès de l’Organisation maritime internationale et l’adaptation de notre droit interne, afin que la lettre de la loi devienne une réalité tangible pour nos populations », a assuré le ministre Tengue.
Le Togo dispose déjà d’un plan national de lutte contre la pollution marine ainsi que d’un dispositif de réponse aux catastrophes en mer. L’adoption de ces deux conventions vient renforcer cet arsenal pour une meilleure protection du littoral et des écosystèmes marins. FIN
Bernadette AYIBE





