Une vingtaine de journalistes de la presse écrite, de la radio et des médias en ligne ont participé, jeudi 30 juillet 2026, à une session de formation organisée au Centre d’excellence régional sur les sciences et métiers de l’eau (CERME), sur le campus nord de l’Université de Lomé.
Placée sous le thème : « Le rôle des médias dans la promotion des énergies renouvelables et des solutions alternatives face aux défis énergétiques au Togo », cette rencontre est une initiative de l’Association togolaise des journalistes engagés pour l’environnement (ATJ2E), en partenariat avec l’Entreprise de Génie électrique et de nouvelles technologies (EGENT Togo).
L’objectif est de renforcer les capacités des professionnels des médias afin qu’ils contribuent davantage à la vulgarisation des énergies renouvelables et à la sensibilisation des populations sur les solutions alternatives face aux coupures d’électricité.
À l’ouverture des travaux, le directeur général d’EGENT Togo, Komla Awute, ingénieur en génie électrique et spécialiste des énergies renouvelables, a rappelé que l’énergie solaire constitue aujourd’hui une réponse concrète aux difficultés d’accès à une alimentation électrique stable.
Selon lui, le solaire permet aux ménages et aux entreprises de réduire considérablement leurs dépenses d’électricité tout en assurant une alimentation continue, même en période de délestage.
« Aujourd’hui, avec l’énergie solaire, vous n’avez plus besoin de payer une facture d’électricité à la fin du mois. Vous devenez propriétaire de votre énergie. L’argent autrefois consacré aux factures peut être investi dans d’autres besoins et vous n’êtes plus pénalisé par les coupures de courant », a-t-il expliqué.
Au-delà des ménages, Komla Awute estime que les petites et moyennes entreprises ont également beaucoup à gagner avec cette technologie.
Le spécialiste des énergies renouvelables a souligné que cette technologie permet aux commerces, restaurants, ateliers, centres de santé et petites entreprises de poursuivre leurs activités malgré les interruptions de courant, limitant ainsi les pertes économiques liées aux délestages.
Revenant sur une idée largement répandue, il a insisté sur le fait que le solaire n’est pas réservé aux ménages les plus aisés.
« Une installation est conçue selon les besoins de chaque foyer. Une famille peut choisir d’alimenter uniquement son éclairage grâce au solaire, à un coût très abordable. Le principal problème reste le manque d’information », a-t-il précisé.

Le directeur général d’EGENT Togo a également rassuré les participants sur la fiabilité des installations modernes.
« Il n’est pas nécessaire de remplacer les appareils électriques existants. Les systèmes solaires peuvent fonctionner en complément du réseau classique dans une configuration hybride, avant une éventuelle autonomie totale », a-t-il ajouté.
S’appuyant sur les réalités du secteur énergétique togolais, le directeur général d’EGENT Togo a indiqué que la consommation électrique du pays passe d’environ 250 mégawatts en journée à près de 380 mégawatts entre 17 heures et minuit, période de forte demande. Cette pression sur le réseau, a-t-il estimé, renforce la nécessité d’accélérer le recours aux énergies renouvelables afin d’améliorer la sécurité énergétique du pays.
Pour le président de l’ATJ2E, Hector Sann’do Nammangue, les médias ont un rôle déterminant à jouer dans cette transition : « Au-delà de la diffusion de l’information, ils doivent contribuer à expliquer les enjeux énergétiques, combattre les fausses informations et rapprocher ces questions des réalités quotidiennes des citoyens ».
« Informer sur les énergies renouvelables ne consiste pas seulement à transmettre des données techniques. Il faut expliquer les enjeux, les rapprocher du quotidien des citoyens et montrer que des solutions existent », a-t-il précisé.
Le journaliste a rappelé qu’une étude menée dans plusieurs pays ouest-africains révèle que moins de 1% des contenus médiatiques sont consacrés aux énergies renouvelables. Un constat qui a conduit l’ATJ2E à initier cette formation afin d’encourager une production journalistique plus importante sur les questions liées à la transition énergétique.
« Ce constat nous interpelle. Il montre l’importance de renforcer les compétences des journalistes afin de produire davantage de contenus sur ces questions encore peu couvertes », a indiqué Hector Sann’do Nammangue.
Au cours de la formation, les participants ont été initiés à une approche de narration plaçant l’humain au cœur des reportages afin de mieux sensibiliser les populations.
Les échanges ont porté sur le contexte énergétique du Togo, les causes et les impacts des délestages, le potentiel des énergies renouvelables, notamment le solaire photovoltaïque, le rôle des médias dans la lutte contre la désinformation ainsi que les techniques de storytelling, d’interview et de vulgarisation scientifique.
La formation a également été marquée par des témoignages d’utilisateurs de solutions solaires, des travaux pratiques et des ateliers de groupe.
Répartis en équipes, les journalistes ont élaboré des angles de reportage et proposé des idées de sujets sur les énergies renouvelables et les solutions alternatives aux délestages. Les différentes propositions ont ensuite été présentées en plénière, avant des échanges ayant abouti à des recommandations visant à renforcer la couverture médiatique des enjeux énergétiques.
À travers cette initiative, les organisateurs entendent faire des médias de véritables partenaires de la transition énergétique, capables d’informer, de sensibiliser et d’accompagner les populations vers des choix énergétiques plus durables.
L’Entreprise de Génie électrique et de nouvelles technologies (EGENT Togo) est une société spécialisée dans les services d’énergie solaire, d’électricité, de plomberie, ainsi qu’en froid et climatisation. L’entreprise s’est imposée comme un acteur de référence dans le domaine des énergies renouvelables au Togo. FIN
Bernadette AYIBE





