Grand Lomé : une pollution de l’air critique confirmée par une étude nationale

Une étude d’impact sanitaire, climatique et économique sur la pollution atmosphérique dans le Grand Lomé et la région Maritime a été validée mercredi à Lomé. Elle confirme un niveau de pollution quatre à cinq fois supérieur aux normes de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

 

L’étude, conduite dans le cadre du Projet Qualité de l’Air au Togo (PQAT), dresse un état des lieux détaillé des impacts sanitaires, climatiques et économiques de la pollution atmosphérique dans le Grand Lomé et la région Maritime. Elle intègre également une approche sensible au genre.

 

Les résultats mettent en évidence une exposition prolongée des populations à un air fortement dégradé, avec des conséquences sanitaires notables. Les infections respiratoires figurent parmi les principales causes de consultation médicale, touchant particulièrement les femmes et les enfants.

 

Soumise à validation ce 18 juin 2026 à Lomé, cette étude est appelée à servir de référence nationale pour l’orientation des politiques publiques en matière de qualité de l’air et de lutte contre la pollution atmosphérique.

 

L’étude identifie comme principales sources de pollution la combustion du bois et du charbon, le transport routier, le brûlage des déchets et les activités industrielles. Elle combine les dimensions sanitaires, climatiques et économiques pour offrir une vision globale des impacts et souligne la nécessité d’une action urgente.

 

Sa validation fournit au Togo un outil scientifique de référence pour orienter les politiques publiques de qualité de l’air et ouvre la voie à une extension de l’analyse à l’ensemble du territoire en vue d’une stratégie nationale cohérente.

 

« La lutte contre la pollution de l’air est indissociable de la lutte contre les changements climatiques. Les mêmes activités qui dégradent l’air sont aussi responsables d’émissions de gaz à effet de serre », a précisé le directeur de cabinet du ministère de l’environnement, Pyabalo Nabede.

 

« Chaque investissement dans les transports propres, les énergies renouvelables, la cuisson propre ou la gestion durable des déchets apporte un double bénéfice : protéger la santé des populations et contribuer à atteindre les objectifs climatiques du pays », a-t-il souligné.

 

Le document souligne que toute action en faveur d’un air plus propre génère un double bénéfice, en contribuant à la protection de la santé publique tout en participant à la lutte contre le changement climatique. Investir dans la qualité de l’air revient ainsi à investir dans la vie, dans l’avenir et dans la dignité des générations présentes et futures.

 

Doté d’un financement de 4 milliards de F.CFA apporté par la Banque africaine de développement (BAD), le Projet Qualité de l’Air au Togo (PQAT) ambitionne de fournir des données fiables et de guider les politiques de prévention contre la pollution atmosphérique. FIN

 

Agro Climatique

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