Planter un milliard d’arbres et porter le couvert forestier national à 26% d’ici 2030 : tel est le cap fixé par le Togo pour répondre aux défis climatiques. Au cœur de cette ambition, l’Office de Développement et d’Exploitation des Forêts (ODEF) déploie une stratégie fondée sur cinq priorités pour accélérer la restauration des forêts et promouvoir une gestion durable des ressources forestières.
Pour concrétiser cette ambition, l’ODEF, établissement public créé en 1971 et placé sous la tutelle du ministère de l’Environnement, des Ressources forestières, de la Protection côtière et du Changement climatique, joue un rôle central.
L’action de l’ODEF s’inscrit dans la vision nationale visant à étendre le couvert forestier et à restaurer les forêts dégradées. Pour y parvenir, l’Office a défini une stratégie basée sur cinq axes.
Le premier consiste à intensifier le reboisement et la restauration des paysages forestiers. À travers des campagnes de plantation ciblées et une gestion durable des terres, l’ODEF œuvre à la reconstitution des forêts classées et des écosystèmes fortement dégradés.
Le deuxième axe est consacré à la recherche forestière. L’Office renforce ses capacités scientifiques, notamment avec la création du Centre national de semences forestières, institué par l’arrêté du 9 janvier 2026. Cette structure doit permettre de mieux maîtriser la production de semences et de développer des essences locales adaptées aux conditions écologiques du pays.
La troisième priorité place les communautés locales au cœur de la gestion forestière. Convaincu que la réussite de la politique de reboisement passe par l’implication des populations riveraines, l’ODEF encourage les activités génératrices de revenus et finance des infrastructures sociocommunautaires, notamment des écoles et des centres de santé, grâce aux ristournes issues de l’exploitation forestière.
Le quatrième axe porte sur la mobilisation de nouveaux financements. L’ODEF mise sur l’élaboration de projets bancables afin d’attirer davantage de ressources extérieures. Son accréditation auprès du Fonds d’adaptation constitue un atout majeur pour développer et soumettre des projets à fort impact environnemental et social.
Enfin, le cinquième axe concerne la modernisation de l’atelier de menuiserie de l’Office. Cette initiative vise à accroître la transformation locale du bois, à renforcer la compétitivité des produits forestiers togolais, à créer des emplois verts et à réduire les exportations de bois peu transformé.
Pour le directeur général de l’ODEF, la réussite de cette ambition nationale repose avant tout sur une action concertée entre l’État, les partenaires techniques et financiers, le secteur privé, les organisations de la société civile, les collectivités territoriales et les communautés locales.
«L’atteinte de ces objectifs ambitieux dépend entièrement de la synergie d’actions entre les partenaires techniques et financiers, le secteur privé, les organisations non gouvernementales, les collectivités territoriales et les communautés locales. C’est ensemble que le Togo gagnera son pari vert», a-t-il souligné.
Avec cette stratégie, l’ODEF entend faire de la reforestation un véritable levier de résilience climatique, de préservation des ressources naturelles et de développement économique durable au bénéfice des générations futures. FIN
Bernadette AYIBE





