Cette politique vise à faire évoluer un élevage fragmenté et peu productif vers des pôles de production à vocation commerciale, susceptibles d’attirer les investissements privés.
Le gouvernement fédéral nigérian a réservé 33 000 hectares sur plusieurs sites du Territoire de la capitale fédérale (FCT), dans le cadre du Plan directeur d’Abuja, pour développer des établissements d’élevage et favoriser un système de production animale plus sédentaire.
Le ministre du Développement de l’élevage, Idi Maiha, a fait cette annonce à Abuja lors d’une conférence de presse consacrée aux partenariats entre l’État fédéral, les États et le secteur privé pour transformer le secteur de l’élevage au Nigeria. Il a invité les gouvernements des États à y participer.
L’initiative vise à mettre fin au déplacement du bétail à travers le FCT et à créer des centres de développement spécialisés par espèce, afin de renforcer la sécurité alimentaire, le développement rural et la consolidation de la paix.
Meilleures conditions pour les animaux
Cette politique permettrait de séparer les activités d’élevage des zones urbaines densément peuplées, tout en offrant aux animaux de meilleures conditions pour accroître leur productivité. Le gouvernement entend également améliorer la génétique et les pratiques d’élevage et développer des centres spécialisés à l’échelle nationale.
Selon le ministre, ces centres peuvent accueillir des investissements dans l’alimentation animale, la production laitière, l’engraissement des ovins et caprins, l’aviculture et l’élevage porcin, ainsi que dans les abattoirs, la transformation et le stockage frigorifique, la logistique, le biogaz, les engrais organiques et les filières peaux et cuir.
Il a déclaré que cette initiative améliorerait la sécurité alimentaire et nutritionnelle, créerait des emplois, renforcerait les économies rurales et réduirait les conflits et les inefficacités liés au système actuel de production animale.
Au Nigeria, ces conflits opposent des éleveurs pastoraux, souvent mobiles, aux agriculteurs sédentaires, sur fond de concurrence pour l’accès aux terres, aux pâturages et à l’eau. Selon la Banque mondiale, ces affrontements sont exacerbés par la pression sur les ressources et le changement climatique.
Savoir News





