Protection de l’ozone : le Togo et le Bénin renforcent les capacités de leurs douaniers

Une cinquantaine d’agents des douanes togolais et béninois ont entamé le mercredi 19 août 2026 à Sanvee-Condji (frontière entre les deux pays), une formation de deux jours, consacrée au contrôle des substances réglementées par le Protocole de Montréal sur la protection de la couche d’ozone.

 

L’activité est organisée conjointement par les bureaux Ozone du Togo et du Bénin, en collaboration avec les administrations douanières des deux pays et avec l’appui du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).

 

Cette formation vise à renforcer les capacités des agents chargés du contrôle des marchandises aux frontières, notamment dans l’identification des substances réglementées et la vérification des documents et autorisations d’importation. Leur vigilance est considérée comme essentielle pour prévenir l’introduction de produits interdits et lutter contre leur commerce illicite.

 

Organisée sur deux jours, la session réunit des agents en poste aux frontières juxtaposées de Hillacondji, au Bénin, et de Sanvi-Condji, au Togo. Ce point de passage, important pour les échanges commerciaux entre les deux pays, constitue un maillon stratégique dans le dispositif de contrôle des substances visées par le Protocole de Montréal.

 

Depuis l’adoption du Protocole de Montréal en 1987, la communauté internationale a engagé des efforts concertés pour réduire puis éliminer les substances qui appauvrissent la couche d’ozone. Cet accord multilatéral constitue l’un des principaux cadres internationaux de lutte contre la dégradation de cette couche protectrice de l’atmosphère.

 

Le Togo et le Bénin, tous deux parties au Protocole de Montréal, se sont engagés à mettre en œuvre les mesures prévues par cet accord. La formation des agents des douanes s’inscrit dans cette démarche, en renforçant les capacités de contrôle aux frontières afin de contribuer à la prévention du commerce illicite des substances réglementées.

 

Les administrations douanières occupent ainsi une place stratégique dans la mise en œuvre de ces engagements. Aux frontières, les agents examinent les marchandises, vérifient les documents et les autorisations d’importation, et doivent être en mesure d’identifier les substances réglementées.

 

Leur vigilance est déterminante pour prévenir l’introduction de substances interdites sur les marchés nationaux et lutter contre le commerce illicite. Le renforcement de leurs capacités doit ainsi permettre d’améliorer les contrôles et de contribuer aux efforts engagés par les deux pays pour protéger la couche d’ozone.

 

 

« Dans leur travail quotidien, les agents des douanes peuvent être confrontés à différentes difficultés : identifier correctement un réfrigérant, vérifier la conformité d’une importation, interpréter un code du système harmonisé ou encore détecter une tentative de dissimulation. Cette rencontre doit leur donner des outils concrets pour renforcer l’efficacité de leurs interventions », a souligné le Directeur de l’Environnement du Togo.

 

Pendant les deux jours de formation, les participants seront notamment sensibilisés au Protocole de Montréal et à ses amendements, aux différentes catégories de substances réglementées ainsi qu’aux réglementations en vigueur au Togo et au Bénin.

 

Des exercices pratiques porteront notamment sur l’identification des fluides frigorigènes et l’utilisation d’équipements spécialisés, avec des simulations de contrôle et des échanges d’expériences vécues aux frontières. FIN

 

Edem Etonam EKUE

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