Un atelier national de consultation et de validation consacré à l’avenir du secteur de la pêche et de l’aquaculture s’est tenu du 28 au 31 juillet 2026 à Lomé.
Organisée par le gouvernement togolais avec l’appui du Bureau interafricain des ressources animales de l’Union africaine (UA-BIRA), dans le cadre du projet FishGov2 financé par l’Union européenne, la rencontre a permis d’examiner et de valider plusieurs recommandations destinées à améliorer la gouvernance du secteur.
Pendant quatre jours, des représentants des ministères, des institutions publiques, des universités, des organisations professionnelles, de la société civile, des partenaires techniques et financiers ainsi que des médias ont échangé sur les principaux défis de la pêche et de l’aquaculture au Togo.
Les travaux ont porté sur trois principaux axes : l’alignement des politiques nationales avec le Cadre politique et la Stratégie de réforme pour la pêche et l’aquaculture en Afrique (CPSR/PFRS), la domestication des instruments internationaux pertinents et l’intégration de l’adaptation aux changements climatiques dans les politiques sectorielles.
À l’ouverture des travaux, le représentant de la directrice de l’UA-BIRA, M. Nouaili Rafik, a rappelé que cette initiative traduit la volonté de l’Union africaine d’accompagner les États membres dans les réformes engagées pour le développement du secteur halieutique plus performant, résilient et durable.
« La pêche et l’aquaculture constituent des secteurs stratégiques pour la sécurité alimentaire, la création d’emplois, la croissance économique et la préservation des ressources naturelles », a-t-il indiqué, soulignant que cette vision est en phase avec les objectifs de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.
Représentant le ministre chargé de l’Agriculture, le conseiller technique, M. Lombo Yao, a réaffirmé l’engagement du gouvernement à poursuivre les réformes en faveur d’une gestion responsable des ressources halieutiques.
Il a rappelé les actions déjà entreprises, notamment dans la lutte contre la pêche illicite, le développement de l’aquaculture, la cogestion des pêcheries et le renforcement de la résilience des communautés de pêcheurs face aux effets des changements climatiques.
Les échanges techniques ont permis de faire le point sur l’alignement des politiques nationales avec le CPSR. Selon les résultats présentés, le Togo affiche un taux global d’alignement de 68,79%. Les participants ont relevé des avancées dans plusieurs domaines, notamment la conservation des ressources halieutiques, la coopération régionale et le développement de la pêche artisanale.
Les participants ont toutefois relevé plusieurs défis, notamment le renforcement de la résilience climatique, l’amélioration de la chaîne de valeur, le développement des filières aquacoles et la consolidation des connaissances scientifiques nécessaires à une meilleure prise de décision.
Ils ont toutefois identifié plusieurs défis à relever, parmi lesquels le renforcement de la résilience face aux changements climatiques, l’amélioration de la chaîne de valeur, le développement des filières aquacoles et le renforcement des connaissances scientifiques pour mieux orienter les décisions.
Les discussions ont également porté sur la nécessité d’intégrer davantage les conventions et instruments internationaux dans la législation nationale. Les experts ont recommandé de poursuivre l’harmonisation des textes afin d’améliorer la gouvernance du secteur et de renforcer la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée.
Face aux effets des changements climatiques sur les ressources aquatiques, les participants ont recommandé une meilleure prise en compte de la pêche et de l’aquaculture dans les plans nationaux d’investissement agricole.
Ils ont notamment proposé de développer une aquaculture plus résiliente, de restaurer les écosystèmes aquatiques, de renforcer les systèmes d’alerte précoce et d’accroître les financements consacrés aux actions d’adaptation.
À l’issue des travaux, plusieurs recommandations ont été adoptées. Elles concernent notamment la mise en œuvre effective des budgets alloués au secteur, l’adoption des textes d’application de la législation sur la pêche, le renforcement des systèmes de collecte de données, le développement de la recherche scientifique, une meilleure coordination entre les institutions concernées et l’élaboration d’un plan d’action pour assurer le suivi des recommandations.
En clôturant l’atelier, les participants ont réaffirmé leur volonté de poursuivre les efforts engagés afin de renforcer la contribution de la pêche et de l’aquaculture à la sécurité alimentaire, à l’économie nationale et à l’adaptation aux changements climatiques. FIN
Bernadette AYIBE





