Le Togo a officiellement lancé, jeudi 20 août 2026 à Lomé, trois outils destinés à renforcer l’engagement du secteur privé dans l’action climatique et à favoriser les investissements résilients au climat.
Les outils lancés sont la plateforme numérique togolaise d’informations climatiques et d’investissements, le Livret vert & climat du secteur privé et le plan de communication sur l’action climatique. Ils visent à faciliter l’accès des opérateurs économiques aux informations climatiques, aux mécanismes de financement et aux opportunités d’investissement dans la finance verte, tout en renforçant leur implication dans l’action climatique.
Leur lancement s’inscrit dans le cadre du projet NAP Readiness, intitulé « Renforcement des capacités nationales et régionales pour une gestion efficace des risques climatiques au Togo ».
Financé par le Fonds vert pour le climat (GCF), ce projet est mis en œuvre avec l’appui technique de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
Dans le cadre de ce projet, le ministère délégué chargé du Commerce et du Contrôle de la qualité a bénéficié d’un accompagnement visant à renforcer l’implication du secteur privé dans l’action climatique. Cet accompagnement a notamment permis d’élaborer et de valider, de manière participative et inclusive, des stratégies d’engagement du secteur privé dans les investissements résilients au climat ainsi que des partenariats public-privé dans le secteur agricole.
Le premier outil est la plateforme numérique togolaise d’informations climatiques et d’investissements, conçue comme un guichet unique numérique. Elle doit permettre aux entreprises, petites, moyennes ou grandes, d’accéder aux données climatiques, aux mécanismes de financement disponibles, aux appels à projets et aux opportunités de partenariat liés à la finance verte. Les différents acteurs concernés ont déjà été formés à son utilisation.
Le deuxième outil est le Livret vert & climat du secteur privé, un document à la fois pédagogique et pratique destiné à promouvoir les investissements verts auprès des opérateurs économiques. Il doit les orienter vers les opportunités offertes par la finance climatique aux niveaux national et international et accompagner les entreprises désireuses d’inscrire leur modèle d’affaires dans une trajectoire bas-carbone et résiliente.
Le troisième outil est le plan de communication sur l’action climatique, conçu comme une feuille de route destinée à renforcer de manière durable, cohérente et structurée l’implication du secteur privé dans l’action climatique. Il doit assurer une diffusion large et continue de l’information climatique auprès des opérateurs économiques et contribuer à valoriser les bonnes pratiques en matière d’action climatique.

Les trois outils ont fait l’objet d’une « validation rigoureuse » lors d’ateliers ayant réuni les principales parties prenantes, notamment les administrations publiques, les organisations du secteur privé ainsi que des experts nationaux et internationaux, a souligné Adanam Patoki, ministre de l’économie et de la Veille stratégique.
Le secteur privé, a-t-il précisé, « constitue, selon une conviction partagée, un acteur incontournable dans la lutte contre les changements climatiques ».
« Il est tout à la fois une source d’innovation technologique, un vecteur essentiel de mobilisation des investissements et un puissant levier de création d’emplois verts et décents pour notre jeunesse. Aucune stratégie climatique nationale, aussi ambitieuse soit-elle, ne saurait produire les résultats escomptés sans l’implication pleine et entière de ce secteur », a affirmé le ministre.
M.Patoki a salué l’engagement constant du Conseil national du patronat (CNP-Togo), de l’Association des grandes entreprises du Togo (AGET), de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI Togo) ainsi que de l’ensemble des organisations faîtières du secteur privé qui, depuis le début de ce processus, ont activement pris part aux différentes étapes de conception, de validation et d’appropriation de ces outils.
À l’instar de nombreux pays en développement, notamment des pays côtiers d’Afrique de l’Ouest, le Togo est particulièrement exposé aux effets du changement climatique, marqués notamment par le dérèglement des régimes pluviométriques, les inondations récurrentes, l’érosion côtière et la baisse des rendements agricoles.
Ces phénomènes fragilisent l’économie, compromettent les efforts de développement et menacent les moyens de subsistance des populations, en particulier celles qui dépendent de l’agriculture, de la pêche et des activités productives locales. FIN
Edem Etonam EKUE





