Le gouvernement togolais et la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) ont signé, le mardi 5 mai 2026, un mémorandum d’accord de financement pour la mise en œuvre d’un projet structurant.
Paraphé par le ministre des Finances et du Budget, Essowè Georges Barcola, et le vice-président de la BOAD, Abdoulaye Daffé, cet accord porte sur un montant de 15,3 milliards FCFA, soit environ 27,7 millions de dollars. Les fonds serviront à déployer le Projet de renforcement de la résilience des communautés vulnérables dans les zones à haut risque climatique et de catastrophe (SAPO 48).
Soutenu par le Fonds vert pour le climat, le programme vise à mieux préparer les populations et les institutions face aux chocs climatiques. Concrètement, il prévoit le renforcement des services d’information climatique, la mise en place de systèmes d’alerte précoce multirisques, ainsi que des mécanismes de financement d’urgence basés sur les prévisions.
D’une durée de cinq ans, le projet baptisé ‘’renforcement de la résilience des communautés vulnérables face aux changements climatiques et aux risques de catastrophes’’ ambitionne d’impacter directement plus d’un million de personnes et de contribuer à la protection de plus de 9 millions d’habitants sur l’ensemble du territoire.
L’objectif est de mieux préparer les institutions et aider les populations les plus exposées à faire face aux effets du changement climatique.
Il s’agit du premier projet d’investissement du Fonds Vert Climat au Togo. Ce mécanisme international vise à mobiliser des financements pour soutenir les pays dans leur adaptation aux changements climatiques et la protection des écosystèmes.

Le ministère de l’Environnement entend assurer la coordination du projet à travers des mécanismes de gouvernance transparents et inclusifs. L’enjeu est de garantir que les financements mobilisés produisent des résultats concrets pour les populations.
Pour les autorités, l’enjeu est clair : passer d’une gestion réactive à une approche préventive des catastrophes naturelles.
«Anticiper, c’est sauver des vies, préserver les moyens de subsistance et protéger les investissements publics», a souligné le ministre de la Sécurité, Calixte Madjoulba.
À travers cette initiative, le Togo amorce une nouvelle stratégie de financement climatique basée sur une approche dite ‘’portefeuille’’. Celle-ci vise à mobiliser davantage de ressources internationales pour alimenter le futur Togo Green Fund. Ce mécanisme national, en cours de mise en place, permettra de financer des projets de résilience, d’adaptation et de transition énergétique.
Avec ce projet, le pays affiche son ambition : réduire sa vulnérabilité et mieux protéger ses populations face aux catastrophes naturelles. FIN
Bernadette AYIBE





