Des chercheurs togolais, outillés le 15 avril 2026 à Lomé par le ministère de l’Environnement, des ressources forestières, de la protection côtière et du changement climatique, ont été sensibilisés au Protocole de Nagoya, un accord international qui encadre l’utilisation des ressources génétiques plantes, animaux et micro-organisme ainsi que le partage équitable des bénéfices qui en découlent.
Ratifié par le Togo en 2016, ce protocole offre en théorie une protection contre l’exploitation abusive des ressources naturelles nationales sans retombées pour le pays. Mais dans les faits, l’absence de textes d’application clairs freine encore son opérationnalisation, limitant les bénéfices potentiels pour l’économie et la recherche.
La rencontre s’inscrit dans une étape clé : l’élaboration du tout premier rapport national sur l’accès et le partage des avantages liés aux ressources génétiques. Un document stratégique qui doit permettre au pays de mieux valoriser sa biodiversité tout en affirmant son engagement dans les efforts mondiaux de conservation.
La directrice des ressources forestières a rappelé l’obligation pour chaque État signataire de rendre compte régulièrement des actions entreprises dans ce domaine. Dans cette dynamique, le gouvernement togolais affiche sa volonté d’accélérer les réformes juridiques pour rendre le protocole pleinement applicable. Les contributions des chercheurs réunis serviront de socle à cette future architecture réglementaire.
Au-delà de l’aspect technique, cette initiative marque un tournant. Le Togo ambitionne désormais de faire de ses richesses biologiques un moteur de développement, à la croisée de la recherche scientifique, de la croissance économique et de la protection de l’environnement.
Un signal fort qui traduit une volonté politique : transformer la biodiversité nationale en un véritable capital durable, au bénéfice des générations présentes et futures. FIN
Bernadette AYIBE





