Coton au Togo : « Malgré le climat et les ravageurs, les producteurs tiennent bon » (Koussouwè Kouroufei)

La filière cotonnière togolaise enregistre une performance historique : pour la campagne 2025-2026, le rendement moyen atteint 995 kilogrammes à l’hectare, un niveau inédit qui rapproche le secteur du seuil symbolique d’une tonne/ha, contre 797 kilos lors de la saison précédente (hausse de 25%).

 

C’est la meilleure performance de l’histoire de la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT), un « rendement historique jamais atteint«  depuis sa création en 2009.

 

Au cœur de cette réussite, les 68.176 cotonculteurs mobilisés à travers le pays. Leur engagement accru et leur respect des itinéraires techniques ont joué un rôle déterminant.

 

Cette progression témoigne de la solidité du secteur, a précisé le président du Conseil d’administration de la Fédération nationale des groupements des producteurs de coton du Togo (FNGPC).

 

« La filière coton se porte bien parce que le producteur qui s’est engagé continue à produire le coton« , a affirmé Koussouwè Kouroufei, interrogé par l’Agence Savoir News.

 

Malgré un contexte marqué par le changement climatique, les aléas et la prolifération des ravageurs, les producteurs restent mobilisés.

 

« Quand le producteur est rassuré que sa production va lui apporter quelque chose, il libère toutes ses énergies. Aujourd’hui, les producteurs sont très motivés et cela se reflète dans les résultats« , a précisé le président du Conseil d’Administration de la FNGPC.

 

« Sur 15 hectares, j’ai récolté plus de 37 tonnes, soit environ 2,5 tonnes à l’hectare. Je n’avais jamais atteint ce niveau auparavant« , a-t-il témoigné, preuve que le potentiel de la filière est bien réel.

 

Malgré cet exploit réalisé pour la campagne, 2025-2026, les défis restent nombreux. L’adaptation au changement climatique s’impose comme une priorité. Les producteurs sont ainsi appelés à adopter des pratiques plus réactives, notamment le semis précoce.

 

« Le grand défi aujourd’hui, c’est d’être prêt et optimiste à semer tôt pour atteindre nos objectifs« , a expliqué Koussouwè Kouroufei.

 

La mécanisation apparaît également comme un levier incontournable. Elle permettrait de labourer rapidement de grandes superficies, un atout majeur dans un contexte climatique de plus en plus imprévisible.

 

Parallèlement, des techniques comme le semis direct et l’utilisation d’herbicides totaux sont encouragées pour mieux maîtriser les mauvaises herbes.

 

Sur le front des ravageurs, des solutions durables se mettent progressivement en place. « Des molécules existent déjà pour corriger rapidement ces attaques« , a rassuré le président du Conseil d’Administration de la FNGPC.

 

Mieux encore, la recherche propose des variétés de coton plus résistantes, ouvrant des perspectives pour une production durable.

 

« Cela nous rassure qu’on puisse produire le coton à long terme« , a conclu Koussouwè Kouroufei.

 

Rappelons que le coton est l’une des principales cultures d’exportation du Togo. La filière fait vivre plusieurs centaines de milliers de ménages ruraux. FIN

 

Bernadette AYIBE

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