Après dix ans de recherches et de fouilles, l’Université de Lomé met en valeur le patrimoine géologique du Togo à travers une nouvelle salle de collecte et d’exposition dédiée aux fossiles et aux roches. Un espace scientifique inédit, désormais accessible aux chercheurs et au grand public.
Depuis mercredi 18 Février 2026, cette salle de collecte et d’exposition des fossiles et roches du Togo est ouverte. Ce projet, porté par le département de géologie, est l’aboutissement de plusieurs années de travail de terrain et de recherches paléontologiques.
Pendant près de dix ans, enseignants-chercheurs et étudiants ont sillonné carrières et sites géologiques à travers le pays pour collecter des milliers de fossiles.
« Au cours de nos travaux de terrain, on a récolté des milliers de fossiles. Si on ne les ramasse pas, au fur et à mesure que le front de taille avance dans les carrières, on perd cette richesse-là. Raison pour laquelle nous avons mis en place ce projet », a expliqué Professeur Yawoa Dzidzo Da Costa (responsable du projet).
L’objectif est clair : préserver le patrimoine géologique national et le rendre accessible à la communauté scientifique et au public.
La salle propose ainsi un parcours pédagogique riche, mettant en lumière la diversité géologique du pays. Les visiteurs peuvent y découvrir les granites roses de Dapaong, des coraux, des sables oxydés, des invertébrés de Tabligbo, des plaques de tortues, des oursins, des dents de requins, des vertébrés de crocodiles ou encore une mandibule de cétacé.
Ce projet s’inscrit dans le cadre de la conservation et de la valorisation des fossiles du bassin sédimentaire côtier du Togo.
Pour le président de l’université, le Professeur Kossivi Hounaké, cette réalisation marque une étape importante pour la recherche scientifique nationale. Il a exprimé sa gratitude au Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, pour avoir autorisé la mise en œuvre du projet.
Financée par l’Université de Lomé et l’UNESCO, avec l’appui technique de l’Université de Montpellier, l’initiative a également permis la restitution du crâne partiel de « Togo Cetus » de Kpogamé, une pièce emblématique désormais conservée à Lomé.
Avec cette nouvelle infrastructure, l’Université de Lomé franchit un pas important dans la sauvegarde et la valorisation du patrimoine géologique togolais. FIN
Bernadette AYIBE





