Filière Riz et maïs : des producteurs fixent des prix planchers pour mieux écouler leurs stocks

Réunis dans la région des Plateaux, des producteurs venus de tout le Togo se sont accordés sur des prix de référence pour plusieurs produits agricoles.

 

L’objectif est de faciliter la commercialisation et préparer sereinement la prochaine campagne.

 

Dans la région des Plateaux, ces producteurs, issus de toutes les régions du pays, ont décidé de parler d’une seule voix. Au cœur des échanges : la fixation de prix planchers pour leurs produits, une démarche stratégique pour mieux écouler les stocks disponibles sur les marchés.

 

Le constat est partagé par tous. Le maïs et le riz, denrées de grande consommation, sont disponibles sur les marchés, mais leurs prix varient fortement d’une zone à une autre. Une situation qui complique la commercialisation et fragilise les producteurs.

 

Pour y remédier, les acteurs des différentes interprofessions se sont accordés sur des tarifs communs.

 

« Pour le riz paddy, le prix est fixé à 140 francs le kilo afin de faciliter son écoulement, et le riz usiné blanc à 400 francs le kilo comme prix plancher.

 

Concernant le maïs, le prix plancher est désormais de 150 francs le kilo, soit 15 000 francs le sac de 100 kilos. Le sorgho et le mil sont fixés à 200 francs le kilo, et le haricot à 400 francs le kilo », a précisé Sindjalim Bikili, président de l’interprofession de la filière riz.

 

Cette rencontre initiée par l’Agence nationale de la sécurité alimentaire du Togo (ANSAT) vise à accompagner les producteurs dans la commercialisation de leurs produits, afin qu’ils puissent disposer de ressources suffisantes pour préparer efficacement la prochaine campagne agricole.

 

« Les producteurs ont, de façon unanime, décidé de fixer des prix planchers à partir desquels ils pourront négocier avec les autres acteurs du marché. C’est aussi l’occasion de remercier les autorités du pays, notamment le Président du Conseil, pour les efforts qui ont permis d’assurer une abondance des produits agricoles sur le territoire national », a souligné Napo Gnofam, directeur des affaires administratives et financières de l’ANSAT.

 

Avec ces nouveaux repères, consommateurs, transformateurs et commerçants disposent désormais d’une base claire pour les transactions. Une mesure qui devrait contribuer à stabiliser les marchés tout en garantissant de meilleurs revenus aux producteurs. FIN

 

Bernadette AYIBE

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