Des experts venus de plusieurs Etats membres de l’Union africaine (UA) se sont réunis depuis le mardi 10 Mars 2026 à Lomé, pour un atelier continental de trois jours, consacré à la conservation de la biodiversité aquatique et à la gestion de l’environnement.
Organisée par le Bureau interafricain des ressources animales de l’Union africaine (UA-BIRA) en collaboration avec le gouvernement togolais et avec l’appui de l’Agence suédoise de coopération internationale (SIDA), la rencontre vise à renforcer les capacités des participants sur les instruments internationaux liés à la protection des écosystèmes aquatiques et à l’économie bleue en Afrique.
L’objectif de cet atelier est de renforcer les capacités des experts africains sur les instruments internationaux liés à la protection de la biodiversité aquatique, au changement climatique et à la gestion durable des ressources marines et continentales.
Dans son intervention à l’ouverture de la rencontre, le représentant de l’UA-BIRA, Philippe Ouédraogo, a rappelé l’importance des écosystèmes aquatiques pour le développement socio-économique du continent.

Selon lui, les mers, océans, lacs et rivières constituent une richesse essentielle pour la sécurité alimentaire, l’emploi et les moyens de subsistance de millions d’Africains.
« Toutefois, ces ressources sont aujourd’hui menacées par la surexploitation, la pollution, les changements climatiques et la pêche illicite », a-t-il expliqué.
Face à ces défis, l’Union africaine a fait de l’économie bleue un pilier de son Agenda 2063. La Stratégie africaine de l’économie bleue, adoptée en 2020, vise notamment à promouvoir une exploitation durable des ressources marines et à renforcer la protection des écosystèmes aquatiques.
Depuis 2021, l’UA-BIRA met en œuvre, avec le soutien de la SIDA, un projet consacré à la conservation de la biodiversité aquatique dans l’économie bleue africaine.
Cette initiative vise à améliorer les politiques, les cadres réglementaires et les capacités institutionnelles des États membres afin de préserver durablement les ressources aquatiques.
L’atelier de Lomé s’inscrit dans cette dynamique. Il porte notamment sur plusieurs instruments internationaux prioritaires, dont l’accord sur la biodiversité marine des zones situées au-delà des juridictions nationales (BBNJ), la Convention sur la diversité biologique, le Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal ou encore l’accord des Nations Unies sur les stocks de poissons.
Le ministre de l’Agriculture, de la Pêche, des Ressources animales et de la Souveraineté alimentaire (son discours lu par le directeur de cabinet Konlani Dimdiogue) a salué l’organisation de cette rencontre sur le sol togolais. Il a rappelé que la biodiversité aquatique joue un rôle crucial dans la sécurité alimentaire et la stabilité économique du continent.

Le ministre a également souligné que le secteur de la pêche contribue à environ 1,4% du PIB national et près de 4,5% du PIB agricole au Togo, tout en constituant une source importante d’emplois et de revenus pour les communautés côtières et rurales.
Malgré ces atouts, la production halieutique nationale reste insuffisante pour couvrir les besoins du pays, ce qui entraîne un déficit comblé par les importations. D’où la nécessité, selon les autorités, de renforcer la gestion durable des ressources aquatiques et la protection des écosystèmes marins et continentaux.
Les participants à l’atelier sont ainsi invités à échanger sur les meilleures pratiques et les mécanismes permettant d’accélérer la ratification et la mise en œuvre des accords internationaux liés à la conservation de la biodiversité aquatique.
À travers cette rencontre, l’Union africaine et ses partenaires veulent renforcer la coopération entre les États africains afin de préserver durablement les écosystèmes aquatiques et garantir la sécurité alimentaire des populations du continent. FIN
Bernadette AYIBE





