Cantines scolaires : Le ProMIFA lance des jardins pour améliorer l’alimentation des élèves dans les Savanes et la Kara

Le Projet d’appui au mécanisme incitatif de financement agricole fondé sur le partage de risques (ProMIFA) a procédé à la remise officielle des sites destinés à l’aménagement de jardins scolaires dans dix écoles des régions des Savanes et de la Kara (nord).

 

L’initiative du projet vise à soutenir les cantines scolaires et à améliorer la nutrition des élèves.

 

Au Togo, la malnutrition infantile demeure une préoccupation dans certaines régions du pays. Pour y faire face, le gouvernement a adopté une loi en juin 2020 relative à l’alimentation scolaire, accompagnée d’une stratégie nationale.

 

Selon les données du rapport annuel 2021-2022 de l’Agence Nationale d’Appui au Développement à la Base (ANADEB), cette politique a permis de servir plus de 17,8 millions de repas chauds à 182 028 élèves dans 1 121 écoles à travers 621 sites opérationnels.

 

Malgré ces résultats encourageants, plusieurs établissements scolaires sont confrontés à un manque de légumes frais et de produits maraîchers, notamment pendant la saison sèche.

 

Pour renforcer l’approvisionnement des cantines scolaires, le ministère de l’Agriculture, de la Pêche, des Ressources animales et de la Souveraineté alimentaire, à travers le ProMIFA, a décidé d’aménager des jardins scolaires dans dix écoles, soit cinq par région.

 

Les établissements concernés se trouvent dans les préfectures de Dankpen (région de la Kara), Kpendjal et Kpendjal-Ouest (région des Savanes), des zones particulièrement touchées par la vulnérabilité nutritionnelle.

 

Les écoles bénéficiaires sont notamment les EPP Ocrédo, Tangnamboul, Djabagbal, Djampil et Nagnine dans le Dankpen ; Bombengou, Kpentidjoaga, Dakalfam et Tantidjoaga dans le Kpendjal-Ouest ; et Bagré Kouampant dans le Kpendjal.

 

L’initiative poursuit un double objectif. D’une part, elle vise à renforcer l’éducation nutritionnelle des élèves en leur permettant d’apprendre le jardinage dans le cadre des activités pédagogiques liées aux mathématiques, à la biologie, à la lecture ou encore à l’écriture.

 

D’autre part, elle ambitionne d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle en favorisant une alimentation variée riche en vitamines et en minéraux, tout en sensibilisant les enfants aux techniques d’agriculture écologique.

 

Dans cette dynamique, des formations sur la création, la gestion des jardins et la conservation des produits maraîchers seront également dispensées aux membres des Comités de gestion des écoles primaires (COGEP) par l’Institut de conseil et d’appui technique (ICAT).

 

Les travaux d’aménagement seront réalisés par l’entreprise ESPACE BTP SARL. Ils consistent notamment à installer des clôtures grillagées sur des superficies de 600 m2, des socles en béton armé et un système d’irrigation par bande perforée sur une surface de 20 x 30.

 

L’entreprise dispose d’un délai de 90 jours pour exécuter les travaux, financés par le ProMIFA à hauteur de 16,3 millions de francs CFA.

 

Avant le démarrage des travaux, une mission de remise officielle des sites a mobilisé les autorités locales, les leaders communautaires, les services déconcentrés des ministères de l’Éducation et de l’Agriculture ainsi que l’équipe de coordination du ProMIFA, conduite par son coordonnateur Todlman Minadofini Goumbane.

 

Celui-ci a rappelé à l’entreprise l’importance du respect des normes environnementales et sociales, notamment la préservation de la biodiversité, le respect des us et coutumes, ainsi que l’application des mesures de sécurité et de prévention des violences basées sur le genre.

 

Le directeur régional de l’éducation des Savanes, Badjaglana Fontou Bograh, a pour sa part salué l’initiative, soulignant qu’elle contribuera à offrir aux élèves une alimentation plus saine et à renforcer l’implication des communautés autour des écoles.

 

La gestion et l’exploitation de ces jardins scolaires se feront de manière collaborative entre les communautés, l’Agence nationale d’appui au développement à la base (ANADEB), l’ONG Cathilic Relief Services (CRS) et les enseignants des établissements concernés. FIN

 

Bernadette AYIBE

Partager ce poste :

Articles Récents

Abonnez-vous à notre newsletter

Recevez directement l’essentiel de l’info dans votre boîte mail