Les acteurs du Bassin de la Volta prennent part depuis mardi 24 Février 2026 à Lomé, à un atelier régional décisif de quatre jours, consacré à la gestion durable des ressources en eau et à la protection de l’environnement.
Organisée dans le cadre de la mission d’évaluation du capital environnemental, des services et fonctions des écosystèmes ainsi que des impacts socio-anthropologiques, la rencontre vise à examiner et valider les versions actualisées des livrables 2 et 3, ainsi que la version provisoire du livrable 4.
L’objectif est de valider des livrables techniques majeurs issus d’une mission d’évaluation environnementale et renforcer les outils d’aide à la décision pour une gouvernance transfrontalière plus efficace.
Au-delà d’un simple exercice technique, cet atelier entend consolider les connaissances scientifiques et améliorer les instruments de gestion afin de garantir une utilisation responsable des ressources en eau, sans porter atteinte aux écosystèmes. L’eau et l’environnement, intrinsèquement liés, constituent le socle de l’action du Partenariat mondial de l’Eau en Afrique de l’Ouest (GWP-AO).
Un engagement salué
À l’ouverture des travaux, le secrétaire exécutif adjoint de l’institution, Dibi Millogo, a salué la présence de la délégation du ministère togolais chargé de l’Eau et de l’Assainissement.
« Cela dénote de l’importance que le gouvernement togolais accorde aux initiatives de gestion des écosystèmes au Togo et particulièrement à l’échelle du bassin de la Volta », a-t-il souligné.

Même son de cloche du côté des autorités togolaises. Représentant son ministre de tutelle, le secrétaire général par intérim du ministère, Yawo Ewoenam Zegue, a réaffirmé « l’engagement constant du gouvernement en faveur de la gouvernance partagée des ressources naturelles dans le bassin de la Volta ».
Cette mission d’évaluation s’inscrit dans le cadre du projet «Inversion des tendances à la dégradation des écosystèmes et des eaux dans le bassin de la Volta (REWarD-Volta River Basin)», financé par le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) et mis en œuvre par l’Autorité du Bassin de la Volta, en collaboration avec le GWP-AO.
Le projet ambitionne d’inverser la dégradation des terres et des eaux, tout en soutenant un développement intégré basé sur les écosystèmes. Il mise notamment sur le renforcement de la gouvernance transfrontalière, la restauration et la conservation des milieux naturels pour assurer des moyens de subsistance durables aux populations riveraines.
Car les défis sont nombreux : pressions humaines croissantes, exploitation non maîtrisée des ressources, variabilité climatique et effets du changement climatique fragilisent continuellement les écosystèmes du bassin.
Un fleuve partagé par six Etats
Le fleuve Volta est partagé entre six pays : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Mali et le Togo.
Au Togo, la zone d’intervention couvre notamment le bassin de l’Oti, qui représente près de 47% du territoire national. Il englobe entièrement la région des Savanes et celle de la Kara, ainsi qu’une partie des régions Centrale, des Plateaux et Maritime, ce qui souligne l’importance stratégique du projet pour le pays.
À l’issue des travaux, une version techniquement consolidée du livrable 4, intégrant les contributions des pays et les améliorations méthodologiques, sera transmise par le consultant dans un délai de 21 jours.
Une étape supplémentaire vers une gestion concertée, durable et résiliente des ressources en eau du bassin de la Volta ; enjeu vital pour des millions de populations en Afrique de l’Ouest. FIN
Bernadette AYIBE





