Des experts venus d’une vingtaine de pays africains se sont retrouvés le mercredi 11 février 2026 à Lomé pour deux jours, autour d’un enjeu majeur de santé publique : « l’élimination du plomb dans les peintures ».
Organisé par le ministère de l’Environnement, cet atelier régional vise à renforcer la réglementation pour protéger les populations et l’environnement.
Au Togo, sur 27 échantillons de peinture analysés, 30% dépassent la norme de 90 ppm fixée par l’organisation mondiale de la santé (OMS).
Le plomb, encore présent dans certaines peintures industrielles et domestiques, constitue une menace silencieuse. Cette substance toxique est particulièrement dangereuse pour les enfants et les femmes enceintes. Elle peut provoquer le saturnisme, une intoxication grave qui affecte le développement neurologique et entraîne de lourdes conséquences sur la santé.
Face à ces risques, le ministère en charge de l’Environnement et le Lead Exposure Elimination Project (LEEP), en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour l’Environnement, ont réuni fabricants, importateurs, distributeurs et techniciens autour d’un objectif commun : doter les pays d’Afrique francophone d’un cadre réglementaire efficace pour accompagner la transition vers des peintures sans plomb.
« Cet atelier sera consacré au partage d’expériences sur les différentes dispositions réglementaires et juridiques prises au niveau des pays participants. Une feuille de route sera élaborée pour poursuivre le processus », a expliqué Mery Yaou (directrice de l’Environnement).
Les travaux portent notamment sur les normes en vigueur, les seuils autorisés et les mécanismes de contrôle. Il s’agit d’assurer la mise sur le marché de produits conformes, sans danger pour les consommateurs et respectueux de l’environnement.
Selon Mery Yaou, des études menées au Togo et dans d’autres pays seront présentées afin de mettre en lumière les impacts sanitaires du plomb.
« La contamination au plomb provoque le saturnisme chez les enfants. Il est important d’attirer l’attention des gouvernements et de susciter une véritable prise de conscience », a-t-elle souligné.
À travers cette initiative, les autorités entendent renforcer l’application des textes réglementaires et engager les États vers des actions concrètes. L’objectif est clair : protéger durablement les citoyens et promouvoir un environnement sain dans toute la sous-région. FIN
Bernadette AYIBE





