Chaque année, plus de 56.000 hectares de forêts disparaissent au Togo. Un chiffre alarmant qui traduit l’ampleur de la déforestation dans le pays. En cause : la pression des activités humaines, mais aussi les effets du changement climatique. Les conséquences sont déjà visibles : érosion accrue des sols, raréfaction des pluies et dérèglement des saisons.
Face à cette situation, le ministère de l’Environnement, des Ressources forestières et du Changement climatique multiplie les initiatives pour freiner la dégradation du couvert végétal et promouvoir une gestion durable des forêts.
Selon le Dr Mangola Bleza (directeur régional de l’Environnement Maritime), le premier inventaire forestier réalisé en 2016 a révélé que le Togo dispose d’un taux de couverture forestière de 24,24%.
« Ce taux nous met dans la catégorie des pays peu couverts. C’est pourquoi des décisions ont été prises pour porter cette couverture à 26% à l’horizon 2030, conformément à la politique forestière et à l’ambition décennale des plus hautes autorités de planter un milliard d’arbres », explique-t-il.
Pour atteindre cet objectif, plusieurs actions sont engagées sur le terrain : multiplication des patrouilles forestières, renforcement des opérations de contrôle et encadrement strict des exploitations autorisées.
Car au Togo, l’exploitation forestière n’est pas interdite, mais elle est réglementée. « Le Code forestier et la loi-cadre sur l’environnement définissent les procédures à suivre pour obtenir les autorisations nécessaires. Il ne s’agit pas d’interdire, mais d’encadrer », précise le Dr Bleza.
« Seul le ministre de l’environnement autorise la coupe du bois. Pour couper du bois, il faut adresser une demande au ministre de l’environnement », a-t-il rappelé.
Il met toutefois en garde contre les dérives : « La déforestation nous mène tout droit dans le mur. Les changements climatiques que nous ressentons aujourd’hui n’épargnent personne. La gestion durable des forêts incombe à tous. Nous devons penser aux générations futures lorsque nous exploitons ces ressources ». FIN
Bernadette AYIBE





