Face au changement climatique, à la pollution de l’air et de l’eau ou encore à la disparition accélérée des espèces, les défis environnementaux se multiplient à l’échelle mondiale.
Ces problèmes dépassent souvent les frontières nationales et touchent de manière disproportionnée les pays en développement, en particulier les plus vulnérables. C’est pour répondre à ces enjeux communs qu’a été créé le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) ou Global Environment Facility (GEF).
Ce fonds est destiné à lutter contre la perte de biodiversité, les changements climatiques et la dégradation de l’environnement. Il aide les pays en développement à répondre aux priorités environnementales et à adhérer aux conventions internationales en la matière.
Depuis plus de trente ans, le FEM s’impose comme l’une des principales institutions internationales dédiées à la protection de la planète. Créé en 1991, il soutient des projets qui visent à concilier protection de l’environnement et développement durable.
En 18 ans, l’institution a investi directement 8,6 milliards de dollars et mobilisé 36,1 milliards de dollars de cofinancement pour plus de 2 400 projets mis en œuvre dans plus de 165 pays.
Le FEM agit en partenariat étroit avec les États, les organisations internationales, les ONG, la société civile et le secteur privé. Les projets qu’il finance sont exécutés notamment par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), la Banque mondiale et plusieurs banques régionales de développement.
En servant de mécanisme financier à plusieurs conventions environnementales internationales, le FEM permet d’éviter la multiplication d’outils de financement et d’assurer une meilleure cohérence des actions.
Six grands domaines prioritaires
Les interventions du FEM couvrent six grands domaines prioritaires. Le premier concerne la lutte contre le changement climatique. Dans ce secteur, plus de 2,7 milliards de dollars ont été investis, permettant de mobiliser 17,2 milliards de dollars supplémentaires.
Ces efforts ont contribué à réduire de plus d’un milliard de tonnes les émissions de gaz à effet de serre, grâce notamment au soutien aux énergies renouvelables, à l’efficacité énergétique et aux transports durables.
La préservation de la biodiversité constitue un autre pilier majeur de l’action du FEM. L’institution a financé près de 800 projets dans plus de 150 pays et soutenu la création ou la gestion de 1 600 aires protégées, couvrant environ 360 millions d’hectares. Ces actions visent à protéger les écosystèmes tout en intégrant la biodiversité dans les activités productives.
Le FEM intervient également dans la gestion des eaux internationales, en soutenant la coopération entre pays partageant des bassins fluviaux, des lacs ou des écosystèmes marins. À cela s’ajoutent des actions contre la dégradation des sols, la lutte contre les polluants organiques persistants dangereux pour la santé humaine, ainsi que la protection de la couche d’ozone.
Au-delà des grands projets, le FEM mise aussi sur des initiatives locales à fort impact. Son programme de microfinancements a permis d’appuyer plus de 10 000 projets portés par des communautés locales et des organisations de proximité dans 120 pays. Bien que modestes, ces financements contribuent durablement à la protection de l’environnement et à l’amélioration des conditions de vie.
À travers ses actions, le FEM joue un rôle clé dans la prévention des risques environnementaux et la préservation des ressources naturelles, confirmant sa place d’acteur central de la gouvernance environnementale mondiale. FIN
Bernadette AYIBE





