Les incendies en Espagne, «une des pires catastrophes environnementales des dernières années», selon le gouvernement

Les feux de forêt qui ont ravagé l’Espagne en août constituent « l’une des plus grandes catastrophes environnementales » subies par le pays ces dernières années, selon le gouvernement, qui a approuvé mardi des mesures pour accélérer le versement d’aides aux sinistrés.

 

Avec quinze grands incendies encore actifs, «il est évident que nous faisons face à l’une des plus grandes catastrophes environnementales de ces dernières années», a déclaré le ministre de l’Intérieur Fernando Grande-Marlaska lors d’une conférence de presse après le conseil des ministres de rentrée du gouvernement.

 

«Les dommages» dans les infrastructures seront « élevés, sans aucun doute », a poursuivi le ministre, évoquant ces incendies qui ont tué quatre personnes et brûlé plus de 350.000 hectares ces dernières semaines.

 

Le gouvernement a reconnu mardi l’état de catastrophe naturelle pour les territoires touchés, ce qui permettra d’accélérer l’arrivée des fonds via des aides directes, des exonérations fiscales et d’autres mesures, a affirmé Fernando Grande-Marlaska.

 

«Pour que vous puissiez vous faire une idée de l’ampleur de la tragédie, l’état de catastrophe naturelle (…) couvre 16» des 17 régions d’Espagne, a-t-il indiqué, précisant que ce régime concernait aussi des zones frappées par des inondations depuis le début de l’été.

 

Le gouvernement du socialiste Pedro Sánchez a par ailleurs rejeté de nouveau les critiques de l’opposition et notamment du Parti Populaire (PP, droite), qui l’a accusé d’avoir tardé à apporter de l’aide pour combattre les incendies. En Espagne, la gestion des feux de forêt échoie en principe aux régions.

 

Les trois qui ont été touchées par les incendies les plus importants des dernières semaines, la Castille-et-León (nord-ouest), l’Estrémadure (ouest) et la Galice (nord-ouest) sont dirigées par le PP.

 

Le ministre de l’Intérieur a assuré que le gouvernement avait activé « tous les moyens » que l’État avait à sa disposition et a vilipendé « l’utilisation des moments difficiles » comme argument politique par la droite.

 

Lundi, le leader du PP Alberto Núñez Feijóo avait accusé le gouvernement d’être « arrivé tard », dénonçant « un manque de planification, un manque de prévention et un manque d’engagement ».

 

Il a proposé un plan de 50 mesures pour éviter ces catastrophes, comprenant la création d’un « registre national des pyromanes ».

 

Le ministre de l’Intérieur a assuré que toutes les propositions seraient « étudiées », tout en soulignant que les pyromanes n’étaient responsables que d’une petite partie des incendies.

 

De son côté, la porte-parole du gouvernement, Pilar Alegría, a regretté que le «négationnisme» du changement climatique prenne «de plus en plus de place» selon elle dans les discours des « responsables du Parti populaire».

 

 

Source : Afp

 

Partager ce poste :

Articles Récents

Abonnez-vous à notre newsletter

Recevez directement l’essentiel de l’info dans votre boîte mail