Foli-Bazi Katari, ministre de l’Environnement et des Ressources forestières, a échangé avec Mme Coumba Sow Dieng, coordonnatrice du système des Nations Unies (SNU) au Togo. Elle était accompagnée de Mme Binta Sanneh, représentante résidente du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) au Togo.
Les échanges ont porté sur la coopération entre le Togo et l’Organisation des Nations Unies (ONU), les projets environnementaux, la lutte contre les sachets plastiques, la mobilité verte avec les voitures électriques, les contributions déterminées au niveau nationale, les droits de l’homme, le reboisement et les préparatifs de la COP30 prévue en novembre 2025 au Brésil.
La coordonnatrice du SNU a rappelé qu’en 2024, les interventions onusiennes ont touché près de 2 millions de personnes, dont 500.000 dans la région des Savanes grâce au Programme d’urgence (PURS) et permis de mobiliser 15 millions de dollars (13,5 milliards de F.CFA) pour accompagner les politiques environnementales. Ce programme a également soutenu plus de 50.000 réfugiés et leurs familles d’accueil, salué comme un modèle par l’ONU.

Toujours en 2024, le SNU a mobilisé 15 millions de dollars (13,5 milliards de FCFA) pour accompagner les projets environnementaux du pays. Deux nouveaux projets sont en préparation, dont l’un validé par la Banque africaine de développement et un autre d’un montant de 5 millions de dollars, impliquant le PNUD, la FAO et l’UNICEF.
« Nous pensons que c’est un modèle de réussite qu’il nous faut continuer d’appuyer », a-t-elle déclaré.
Parmi les réalisations visibles, la « mobilité verte » a déjà démarré avec l’introduction des premières voitures électriques à Lomé, utilisées par le PNUD. D’autres véhicules sont attendus pour le ministère de l’Environnement et la mairie du Golfe 3.
« Vous nous avez demandé de travailler sur les questions de changement climatique, nous continuerons à mobiliser les ressources, nous continuerons à travailler sur les priorités que vous avez définies surtout en termes d’adaptation dont les financements risquent de disparaître si rien n’est fait », a-t-elle ajouté.
Le reboisement reste une priorité. Cette année, le SNU a déjà planté une grande partie des 2 millions d’arbres prévus, avec l’appui du PNUD, de la FAO, de l’UNICEF et de l’OMS. En 2026, une nouvelle initiative prévoit la plantation de 25.000 arbres sur le site attribué par l’État.
Sur la question des sachets plastiques, les représentantes de l’ONU ont encouragé le gouvernement à maintenir une position ferme. Elles suggèrent notamment de développer la production de sachets biodégradables et de promouvoir les emballages en papier recyclable.
En réaction, le ministre Foli-Bazi Katari a exprimé sa gratitude au SNU pour son appui constant, tout en reconnaissant la pertinence des recommandations reçues. Il a promis d’accélérer le processus des CDN, de renforcer la lutte contre les sachets plastiques et de promouvoir davantage la mobilité verte.
« Nous ne pouvons être pris au sérieux que si nous savons ce que nous voulons faire », a-t-il déclaré, avant de conclure : « Toute proposition qui améliore le bien-être de la population mérite d’être considérée ». FIN
Bernadette AYIBE